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La Forêt

Chataigniers

En Périgord-Limousin, la forêt occupe 68 000 ha, soit 37 % du territoire du Parc. Il s’agit essentiellement de forêts de feuillus, dont les essences principales sont les chênes et le châtaignier. Ce maillage boisé est un véritable corridor biologique pour de nombreux grands mammifères.

Les châtaigneraies

Le taillis de châtaigniers est la formation forestière dominante dans le Parc, même si pour deux tiers, il se retrouve en mélange à la futaie de chênes et aux pins. Outre les châtaigniers et les chênes nobles, les principales essences feuillues rencontrées dans le Parc sont le charme commun, le noisetier, le bouleau verruqueux dans les chablis… et localement le hêtre. En sous-bois se trouvent le piquant fragon ou petit houx, le sorbier des oiseleurs, les fougères aigle et mâle, la scille printanière, la jacinthe et l’anémone des bois, l’épiaire des bois aux petites fleurs pourpres, le géranium herbe-à-Robert, le mélampyre des prés, la benoîte, dont les fruits à crochets s’accrochent à la fourrure des animaux qui assurent ainsi leur dissémination. Le chèvrefeuille enserre les troncs des châtaigniers et les lichens recouvrent ceux du chêne rouvre.

Les chênaies pubescentes

La chênaie pubescente résulte de l’enfrichement des pelouses sèches. Localisée aux milieux calcaires du sud-ouest du Parc, elle représente néanmoins 6,5 % de la surface forestière de ce dernier. Très peu productive, elle est souvent installée sur des terrains en pente, ce qui la rend difficilement exploitable.

Les forêts de pente

Sur les roches quasi affleurantes des pentes des gorges de la Gorre, la Dronne, l’Isle et le Bandiat, se sont développées des forêts. Selon l’exposition et la nature du sol qui régissent la disponibilité en eau, les milieux peuvent être chauds et secs et alors dominés par le tilleul, ou frais et humides avec en toile de fond le frêne commun, l’orme des montagnes et les érables. D’une très grande sensibilité, les fougères y sont abondantes avec des espèces rares comme la scolopendre protégée en Haute-Vienne, les aspidiums à cils raides ou lobés, le polystic dilaté…

Les forêts alluviales

Les forêts qui s’épanouissent le long des cours d’eau sont d’une tout autre nature. Composées d’essences appréciant les milieux humides et supportant des inondations temporaires, on les nomme forêts alluviales ou ripisylves. Ce sont des milieux très riches, qui accueillent une flore et une faune diversifiées. Les feuillus y dominent. Ce sont généralement des aulnaies-frênaies. L’aulne glutineux et le frêne commun y sont accompagnés de l’orme champêtre, mais aussi de saules cendrés, peupliers, érables sycomores…

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